À Paris, des menaces d’attaques explosives ont mis en alerte les établissements financiers américains. Goldman Sachs a été placé sous surveillance policière jeudi 2 avril après que des menaces aient été reçues par ses employés. Le groupe a décidé de mettre ses collaborateurs en télétravail pour deux jours afin d’éviter tout risque, tandis qu’un autre établissement financier a pris les mêmes mesures.
Ce contexte s’inscrit dans une préoccupation croissante liée au conflit iranien. « Il y a une réalité : ce conflit au Moyen-Orient peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national », a déclaré Sébastien Lecornu, qui souligne cependant que les récents événements ne reflètent pas cette tension.
Des enquêtes récentes montrent que les attaques prévues par certains groupes ne sont pas liées à des menaces terroristes internationales mais plutôt à des conflits familiaux. Un réseau anonyme a recruté trois mineurs de 16 ans dans le quartier de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Le groupe, dirigé par un homme de 22 ans condamné pour trafic de drogue, a organisé une opération de vengeance contre un domicile particulier.
« Il n’existe aucun lien entre ces jeunes gens et des organisations terroristes ou politiques », explique Me Léa Dordilly, leur avocate. « Leur motivation était une simple histoire d’infidélité personnelle, sans aucune intention de provoquer des menaces internationales. »
Quatre personnes ont été incarcérées dans l’affaire, qui est en cours d’enquête au sein du service antiterroriste. Les autorités françaises insistent sur le fait que ce cas ne reflète pas les risques liés aux conflits en Iran. En attendant des éclaircissements, les banques américaines restent vigilantes pour préserver leur activité en France.