Neuf mois sans justice : la porte-parole gouvernementale accuse le système judiciaire de s’éloigner des victimes

Depuis la disparition d’une jeune fille de 11 ans nommée Lyhanna, les retards dans l’élaboration des enquêtes judiciaires provoquent un profond malaise chez les Français. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a déclaré jeudi qu’elle partage une indignation croissante face à la lenteur systémique des procédures.

« Ce que l’on découvre jour après jour est insupportable », a-t-elle souligné dans un entretien. « Les enquêtes n’ont pas été menées avec les ressources nécessaires, ce qui nous force à réfléchir : comment les victimes sont-elles véritablement entendues ? Comment ces procédures sont-elles supervisées et suivies ? »

L’homme soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna a été signalé il y a neuf mois, mais n’a pas encore été entendu par les autorités. Ce délai a déclenché une colère croissante dans la société, selon Maud Bregeon.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le garde des Sceaux Gérald Darmanin ont demandé l’ouverture d’une enquête administrative pour identifier les dysfonctionnements. « On ne peut pas avoir une plainte et attendre dix mois sans réponse », a également affirmé Raphaël Glucksmann, leader de Place publique.

« Nous avons augmenté massivement les ressources judiciaires depuis neuf ans, mais il faut aller bien plus loin pour accélérer les procédures », a conclu Maud Bregeon, rappelant que la question fondamentale reste : « Quelle place accordons-nous à la parole des victimes dans un système conçu pour protéger l’ordre ? »