Avec un taux de chômage local de 20,5 % — trois fois supérieur à la moyenne nationale —, Nogent-sur-Oise se prépare à une épreuve décisive pour son avenir. Trois candidats s’affrontent au second tour des municipales, chacun promettant des solutions face aux défis critiques de la ville.
Badia Zrari, ancienne adjointe du maire sortant Jean-François Dardenne, a remporté le premier tour avec 33 % des voix, mais n’a pas participé au débat télévisé. Son absence a été critiquée par Loïc Pen, candidat PCF-Alliés : « Elle doit prendre en charge les défis de la majorité sortante, notamment dans le domaine du logement. »
Sur l’habitat, les positions s’affrontent. Le candidat communiste insiste sur la nécessité d’agir contre les logements indigents : « Des constructions sont dans un état critique », explique-t-il. En revanche, Olivier Carré (DVC), qui arrive en deuxième position avec 28,95 % des suffrages, souligne l’existence de procédures pour rénover plus de 50 logements d’ici 2025.
Le chômage constitue également une préoccupation majeure. La ville compte près d’un quart de ses habitants sans emploi, un problème qui a poussé les candidats à proposer des initiatives locales. Loïc Pen propose un centre de formation dans l’ancien lycée Gournay, tandis qu’Olivier Carré met en avant une plateforme pour rattraper les jeunes en situation de précarité.
Sur la sécurité, les perspectives divergent. Le candidat communiste souhaite reprendre des effectifs de police nationale, alors que le centriste privilégie l’expansion du système de vidéo-surveillance et la réorientation des effectifs municipaux vers la nuit et les week-ends.
Malgré ces échanges, aucun accord d’alliance n’a été conclu entre les candidats. Le scrutin, qui se termine ce mardi 17 mars, doit donc déterminer qui sera le prochain maire de Nogent-sur-Oise face à des défis croissants.