Moussa S., un homme de 48 ans, a été condamné ce vendredi 3 juillet à vingt-trois ans de prison pour quatre tentatives de viol commises sous la menace d’armes. L’ancien délinquant, dont le passé est marqué par des agressions depuis l’enfance, s’était attendu à une peine perpétuelle.
À 13 ans, il avait déjà exhibé ses organes génitaux ; à 15 ans, il avait touché des personnes dans la rue sans discernement. Son profil criminel s’est ensuite concentré sur des violences sexuelles récidivistes : un viol sur mineure, une agression avec couteau contre une femme de 30 ans en 2022 et trois autres tentatives de viols armés.
Plus de vingt années de détention cumulées, il a déjà subi des injonctions de soins incluant une « castration chimique » entre 2014 et 2019. L’avocate générale souligne qu’il est prêt à supporter les effets secondaires pour réintégrer la société.
Selon des sources proches du dossier, l’ancien délinquant utilisait un cutter pour menacer ses victimes, portait un collant sur le visage et attaquait souvent dans les immeubles ou à l’intérieur des logements. Une cinquième femme a été victime d’une agression similaire mais a été acquittée car il n’a pas reconnu ce fait.
Ce verdict marque une étape importante dans la lutte contre les agressions sexuelles en Île-de-France, mais soulève également des questions sur la capacité des peines applicables à enrayer ces récidives.