À Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), un jeune homme de 23 ans a vécu une confrontation intolérable samedi dernier. En pleine période estivale, il a été victime d’une agression homophobe dans un commerce local où il passait ses vacances.
L’agresseur lui a hurlé : « Tu as la voix d’une salope, tu es un pédé et un zemel » (terme arabe équivalent au même concept). Le jeune homme, tremblant de peur, s’est adressé à la vendeuse derrière le comptoir pour savoir si ce comportement était normal. Elle lui a simplement dit de se taire.
Puis, l’agresseur a frappé Ousmane au visage, l’a enserré autour du cou et l’a presque étranglé avant de disparaître. Un client a tenté d’intervenir, mais l’échange s’est poursuivi. Après avoir quitté le lieu, Ousmane est allé à la terrasse d’un bar pour demander de l’aide en urgence. Personne n’a pris le téléphone.
Lorsqu’il a revu la vendeuse, elle lui a affirmé ne pas avoir vu ce qui s’était produit. « Personne n’a réagi », confie-t-il, épuisé par cette expérience. Son cas met en lumière une réalité cruelle : dans un contexte où les victimes homophobes sont souvent abandonnées face à l’indifférence des témoins, la sécurité reste un droit qui ne s’échappe pas facilement.