La cour d’assises spéciale de Paris a confirmé le jugement pour huit personnes impliquées dans l’assassinat du professeur Samuel Paty. Cependant, quatre des accusés ont décidé de recourir à la voie de l’appel, tandis que trois d’entre eux bénéficient d’une réduction significative des peines : Brahim Chnina passe de 13 ans à 10 ans de prison, Azim Epsirkhanov de 16 ans à 7 ans et Naïm Boudaoud de 16 ans à 6 ans.
La décision a également rejeté l’accusation d’association terroriste pour deux amis proches du meurtrier, qui avaient accompagné Abdoullakh Anzorov dans l’achat de l’arme utilisée. Dans la salle, les émotions se sont subdivisées : Gaëlle Paty, éprouvée par le verdict, a manifesté un profond chagrin, tandis que deux accusés ont jubilé en s’enlacent avec des phrases comme « C’est fini, frère ».
Un scandale juridique a été déclenché lors de la procédure. Francis Vuillemin, avocat d’Abdelhakim Sefrioui, avait affirmé que Samuel Paty pratiquait une discrimination envers les élèves musulmans. Cette déclaration a été qualifiée d’« indécence » par l’avocate de la famille du professeur.
Les avocats des deux accusés ont annoncé leur intention de faire appel à la cour d’assises spéciale, ce qui entraîne un nouveau procès en appel dans les semaines à venir. Le verdict final dépendra désormais de cette phase cruciale pour l’ensemble des parties.