L’Agence régionale de santé (ARS) et la préfecture de l’Oise ont officiellement levé la recommandation globale d’évitement pour la plupart des poissons capturés dans le bassin de la rivière Oise, entre Pont-Sainte-Maxence et Villers-Saint-Paul. Cette décision s’inscrit dans un cadre de surveillance renforcée après que plusieurs analyses aient permis d’identifier des niveaux de substances chimiques per- et polyfluoroalkylées (PFAS) inférieurs aux limites réglementaires pour la majorité des espèces.
L’évolution s’explique par des tests réalisés suite à une demande initiale de l’entreprise Chemours, déjà associée à des impacts environnementaux dans cette zone. Bien que les résultats aient confirmé que la plupart des poissons pêchés ne dépassent pas les seuils autorisés, certaines associations soulignent que les normes actuelles ne permettent pas une protection optimale de la santé publique.
Selon un rapport récent, les limites réglementaires fixées sont trop élevées pour couvrir efficacement les risques liés aux PFAS. Ces seuils éliminent principalement les produits contaminés à des niveaux extrêmes, sans suffisamment prévenir les concentrations significatives dans l’alimentation. Les experts alertent sur le fait que cette approche laisse des espèces exposées malgré des analyses rigoureuses.
Quatre poissons restent cependant interdits : la perche soleil, le gobie à taches noires, l’ablette et le chevesne juvénile. L’analyse a révélé que leurs niveaux de PFAS pourraient atteindre ou dépasser les plafonds spécifiques définis par la réglementation européenne. Cette différence s’explique par des seuils variables selon l’espèce, avec une tolérance allant jusqu’à 45 µg/kg pour certaines, contre 2 µg/kg pour la majorité.
L’ARS précise que cette recommandation concerne exclusivement les pêcheurs amateurs et sera visiblement signalée dans les zones touchées par un dispositif local. Les résultats montrent que, malgré des progrès significatifs, une vigilance continue est nécessaire pour protéger la santé des consommateurs tout en garantissant l’équilibre environnemental.