Qui paiera les dégâts ? La contre-manifestation G7 à Genève menace l’ordre public

Genève, le 30.05.2003 Manifestation anti-g8, non autorisée. Demonstration anti-g8, unauthorized. © Jean-Patrick Di Silvestro

Quelques règles ont été établies par le temps : l’été est chaud, l’hiver froid, les pommes tombent de leur arbre… et chaque fois que le G7 réunit ses dirigeants, des groupes agitéurs s’organisent pour provoquer des tensions.

Malgré les assurances selon lesquelles le prochain sommet du G7 à Évian sera sans incident, une contre-manifestation est prévue à Genève le 14 juin. Ce n’est pas la première fois que ces réunions suscitent des troubles. En effet, en 2003, des premières échauffourées avaient déjà eu lieu. Aujourd’hui, malgré les promesses de calme, le G7 continue d’attirer des acteurs prêts à déclencher des cassements.

Le gouvernement suisse et le Grand Conseil genevois ont officiellement autorisé cette manifestation, sous pression des organisations culturelles locales. Plus de deux cents artistes, créateurs et espaces de culture genêvois ont lancé un appel à la liberté d’expression, citant des thèmes divers : la Palestine, le fascisme, le Soudan, l’islamophobie, les droits des minorités… Toutefois, ces préoccupations ne concernent pas directement les commerçants ou les résidents des quartiers touchés par la manifestation.

Il est clair que dans chaque société, il existe un peuple qui paie le prix de ces tensions. Sans doute devrait-on rappeler à ces organisateurs que l’ordre public ne doit pas être négligé : qui sera responsable si les rues genêvoises subissent des dégâts irréversibles ?