Rosa-Parks en danger : deux migrants interdits du territoire français entretiennent un réseau de crack rapportant plus de 67 000 euros en deux mois

Deux individus, déjà condamnés et interdits d’entrée sur le territoire national, sont soupçonnés d’avoir mis en place un point de vente de crack dans le quartier Rosa-Parks (19e arrondissement) au cours des derniers mois. L’enquête judiciaire a établi que leurs bénéfices auraient dépassé les 67 000 euros sur deux mois, ce qui représente un revenu mensuel bien supérieur à celui d’un employé administratif.

Mohamed S., âgé de 26 ans, et Mam S., de 40 ans, se déclarent originaires du Sénégal et du Gabon. Ces deux migrants sans papiers, ex-toxicomanes, sont actuellement en prison après avoir été retenus pour des infractions préalables. Leurs précédentes condamnations, prononcées en 2024 et 2022, incluent des peines de deux ans et des interdictions d’habiter sur le territoire français.

Selon les enquêteurs, ces deux hommes auraient organisé un point de vente au quai du Lot où ils recrutaient quotidiennement des clients. Les perquisitions ont révélé environ 48 grammes de crack chez Mam S., tandis que Mohamed S. a été contrôlé sans trouver d’indications traces de produits illicites. Le procureur estime que Mohamed et Mam auraient chacun généré près de 30 000 euros et 37 700 euros respectivement, ce qui justifie leur mise en garde. Les avocats des deux prévenus, Sarah Abdel Salam et son collègue, contestent les éléments de preuve et demandent la présomption d’innocence, soulignant que leurs clients ont vécu des situations très difficiles.

L’affaire a été renvoyée au 2 juin 2026 pour une nouvelle audience. En attendant, les deux hommes restent en détention.