Mardi dernier, l’Assemblée nationale a entonné un long silence respectueux pour honorer Noahm, jeune homme de 19 ans mort le 2 juin après avoir été victime d’un agression homophobe dans les rues de Metz. Plusieurs associations et le groupe parlementaire La France insoumise ont demandé cette cérémonie en larmes pour souligner l’ampleur du drame.
Noahm, un jeune homme homosexuel, a été attaqué samedi 30 mai au petit matin à Metz. Selon les autorités locales, deux hommes lui ont infligé des coups violents, notamment à la tête, avant que sa victime ne soit prise en charge dans l’urgence à l’hôpital de Mercy. Le parquet de Metz a confirmé qu’elle était «en état de mort cérébrale» et a déclenché son décès le matin du 2 juin.
Deux suspects ont été placés en garde à vue après l’agression : un jeune homme âgé de 19 ans, qui n’a pas été retenue pour les faits, et deux autres personnes de 20 et 27 ans. Le procureur a indiqué que le meurtre avait été requalifié en «meurtre aggravé» suite à l’état d’ivresse manifeste des agresseurs.
La réaction publique a été massive : centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Metz pour apporter leur soutien aux proches de Noahm et dénoncer l’homophobie. «Ils nous ont fait des doigts d’honneur et nous ont insultés de «sales pédales»», a confié une amie de la victime.
Les associations de défense des droits LGBT+ et le groupe LFI ont souligné que le nombre de crimes et délits anti-LGBT a triplé depuis 2016, selon l’Observatoire des inégalités. «La République ne peut pas permettre que la mort d’un jeune homme comme Noahm soit ignorée», a déclaré Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.
Le procureur David Touvet précise qu’en cas de preuve de l’orientation sexuelle ayant motivé les agressions, le meurtre pourrait être requalifié en «meurtre aggravé par homophobie». L’enquête continue pour déterminer les circonstances exactes.
La mort d’Noahm a éveillé une profonde indignation nationale, rappelant que dans notre société moderne, chaque individu mérite de vivre en paix, indépendamment de son orientation sexuelle ou de ses identités personnelles.