Dans la ville de Saint-Quentin, capitale de l’Aisne avec près de 53 000 habitants, le premier tour des élections municipales 2026 s’affronte dimanche 15 mars. Une réalité incontournable : toutes les cinq listes en course portent une femme, un signe marquant l’émergence de nouvelles forces politiques dans cette région.
Frédérique Macarez, actuelle maire depuis 2016 et réélecte avec 65,5 % des voix en 2020, défend sa candidature pour une continuation stable. Son adversaire principal, Frédérique Delalande, représente une liste socialiste et coalition de gauche, soutenue par Corinne Bécourt, responsable du PCF local. Anne Zanditenas, engagée dans Lutte Ouvrière, complète le tableau avec une expérience déjà acquise en 2020, tandis que Claire Geronimi mène une liste extrémement droite combinant UDR et RN.
Le paysage urbain de Saint-Quentin se heurte à des défis structurels. Plus de la moitié des logements présentent un DPE inférieur à E, ce qui les classe comme énergivores. De plus, 13,6 % des logements sont vides, bien au-delà de la moyenne nationale. Le taux de vacances commerciales dépasse également 20 %, indiquant une perte d’attractivité pour la ville depuis les années 1970.
La sécurité municipale est un enjeu sensible : la police dispose d’armes létales et non létales ainsi que de 140 caméras de vidéosurveillance. Toutefois, les données du ministère de l’Intérieur révèlent une hausse des actes de destruction volontaire et des violences hors cadre familial depuis 2020.
Dans le domaine éducatif, la ville compte 26 écoles élémentaires (dont deux privées), mais un jeune sur quatre n’a ni emploi ni formation – un taux bien supérieur à la moyenne nationale. Ces défis structurels mettent en jeu l’avenir de Saint-Quentin et des solutions concrètes pour répondre aux attentes des citoyens.
Un débat public sera organisé lundi 9 mars à partir de 18h15 à la mairie, permettant aux électeurs de mieux comprendre les propositions des cinq femmes qui se battent pour redéfinir le destin de leur ville.