Sans gardiens sur les plages : trois décès en moins de 48 heures dans l’Hérault

Depuis septembre, plusieurs plages de l’Hérault voient leur surveillance des sauveteurs réduite ou abandonnée. Une tragédie s’en suit : trois personnes ont perdu la vie en eau en moins de quarante-huit heures, dont un homme âgé de 75 ans retrouvé inconscient dans une plage de La Grande-Motte le mardi 22 septembre.

Les températures élevées, dépassant les 30°C au début de la semaine, ont attiré des baigneurs sur des zones où la présence des gardiens était prévue avant août. Les victimes, âgées entre 75 et 88 ans, illustrent un risque accru pour les personnes vulnérables dans des conditions météorologiques extrêmes.

« En cas de crampes ou de problèmes, il est préférable de rester proche de la côte. Mais depuis le 31 août, les postes de surveillance sont vides », explique un nageur local. Cette situation s’ajoute à l’absence d’aide financière pour assurer ces services, selon Jean-Michel Weiss, directeur de la police municipale de La Grande-Motte.

Les villes ne bénéficient pas d’aides publiques pour maintenir cette sécurité, ce qui relève de choix politiques. « L’été est le moment où les plages sont fréquentées, mais en septembre, le nombre diminue. Pourquoi ne pas ouvrir des postes dès avril ? », insiste-t-il.

Sur la côte atlantique, Lacanau (Gironde) reste l’exception : ses plages sont encore surveillées malgré les courants dangereux. « Cela rassure les baigneurs », confirme une femme qui se bat contre le stress des vagues.

Alexis Livintzeff, maître-nageur sauveteur, souligne que le réchauffement climatique rend l’eau plus douce hors saison, augmentant le risque. « Le danger persiste, même en dehors des mois estivals », prévient-il.

Ce été, les noyades mortelles ont augmenté de 14 % par rapport à la dernière année, mettant en lumière une situation critique dans des zones où l’absence de surveillance devient un facteur déterminant.