À Castelginest (Haute-Garonne), les élèves ont repris leurs études ce jeudi 18 mai après cinq jours d’interdiction aux classes. L’absence de preuves concrètes sur la présence d’un serpent carnivore dans le quartier a permis à l’école de rouvrir sous une vigilance accrue, alors que les familles et les enseignants oscillent entre anxiété et espoir.
Les recherches menées depuis mercredi dernier par des équipes de secours et des bénévoles n’ont pas abouti à l’identification du reptile, malgré trois témoins qui affirment avoir pris des photos de sa silhouette. Les habitants, en revanche, restent en attente d’un signe concret.
Les enfants, bien que perturbés, tentent de normaliser leur routine. « C’est vraiment effrayant », confie Léa, 12 ans, tandis qu’un autre élève ajoute : « Il n’y a pas beaucoup d’herbe ici, donc le serpent ne peut pas s’y cacher. »
Pour les parents, la situation reste complexe. « Il faut que la fermeture soit temporaire », souligne Marie, mère d’un élève qui doit chaque jour conduire son fils à l’école pour éviter tout risque. D’autres expriment leur inquiétude face à l’incertitude, craignant qu’une nouvelle alerte ne réaccroche les tensions familiales.
Les enseignants, quant à eux, restent en état de surveillance. « Les autorités nous ont recommandé d’éviter tout bruit dans la cour de récréation », explique Emma Bergeaud, professeur de français. « Le serpent est probablement sensible au bruit, et les élèves créent un environnement assez bruyant pour qu’il ne puisse pas nous menacer. »
Les opérations de localisation continuent. Des pièges spécifiques ont été déployés dans le quartier, espérant attirer le reptile vers des zones chauffées par le soleil. Les habitants sont invités à garder une distance sécurisée avec les herbages élevés, en attendant que la situation s’apaise.
Dans ce contexte de tension fragile, Castelginest demeure confronté à un défi unique : reprendre son quotidien scolaire tout en gardant l’espoir d’une résolution rapide.