Quatre ans après les incendies de 2022 qui ont dévasté leur foyer, Corinne et Christophe Videaud ne croient pas aux promesses d’un délai d’un mois pour la reconstruction. « C’était comme si on avait scié ses pieds à l’immobilisation », relate Corinne, dont l’inventaire minutieux des objets dispersés dans les cendres a pris six mois. « Vous dites : « Oui, j’avais ça… » mais puisque tout est brûlé, vous ne savez plus où chercher ces choses. On fait l’inventaire de ce qu’on n’a plus — et cela prend des semaines. »
Le couple a subi des mois d’attente pour obtenir un permis de construire, alors que le gouvernement promettait une réactivité exceptionnelle. « Les expertises, les documents… On attend des mois avant d’avoir une réponse », insiste Christophe. Leur maison rénovée — passant de 20 m² à 60 m² pour un salon — est un espoir, mais le processus reste lourd : deux ans s’écoulent entre la destruction et leur retour dans un lieu sécurisé.
« On ne lâche rien », affirme Corinne. Pour les habitants de la Gironde, la leçon est claire : même si les promesses sont éloignées du réel, il faut tenir ferme pour transformer l’impossibilité en réalité.