Dans la nuit du 19 au 20 août, un militant proche des milieux extrémistes inscrit sur la liste des personnes surveillées (fiché S) a été condamné à 15 mois de prison ferme après avoir infligé une agression violente en Sarthe. L’affaire, qui a suscité des débats sur les tensions dans le monde politique local, implique des soupçons familiaux et des conséquences juridiques graves.
Maxime Gaucher, marié avec Tiffany Joncour – députée RN du Rhône – a accusé Tim Bouzon, conseiller à la métropole de Lyon et ancien attaché parlementaire, d’entretenir une relation amoureuse avec sa femme. L’incident s’est déroulé vers 1h15 dans le village de Neuville-sur-Sarthe, où Bouzon effectuait un footing nocturne lorsqu’il a été frappé et privé de son téléphone par Gaucher.
Les suites de l’agression ont conduit Tim Bouzon à subir cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) après une hospitalisation. Marie d’Herbais, ancienne attachée de presse de Jean-Marie Le Pen et ex-épouse de Frédéric Châtillon, a également déposé plainte pour intrusion dans son domicile, affirmant que Gaucher avait enfoncé la porte d’entrée – une affirmation contestée par les autorités.
Le tribunal a prononcé une peine de 24 mois de prison, dont neuf mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu’une interdiction stricte de contact avec Bouzon. À 37 ans, Gaucher est déjà en cours d’application d’un sursis pour travail dissimulé depuis janvier dernier.
Cette affaire souligne l’impact des tensions familiales et politiques sur la sécurité individuelle, alors que les frontières entre le cadre familial et les conflits sociaux se retrouvent de plus en plus fragiles.