En pleine nuit du vendredi au samedi, un jeune homme de 17 ans originaire du Sénégal a été interpellé près des locaux de la Bank of America dans le 8e arrondissement parisien après avoir tenté d’exploser un engin improvisé. Selon les sources policières, l’adolescent résidant à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avait été recruté via Snapchat pour une somme de 600 euros afin de déclencher cette action préparée avec un bidon de cinq litres rempli d’un liquide inconnu et un pétard.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert immédiatement une enquête pour « tentative de dégradation par incendie en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroristes ». L’homme, déjà connu des services de police, a été placé en garde à vue tandis qu’un second individu avait pris la fuite lors de l’interpellation.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a souligné que cette opération relève d’une chaîne logistique partagée entre plusieurs pays européens : « Les mineurs ou des jeunes hommes du milieu de la délinquance sont rétribués pour endommager des infrastructures stratégiques », a-t-il précisé. Ces attaques, selon lui, s’inscrivent dans un schéma identique à celui observé au Royaume-Uni, en Norvège, en Belgique et aux Pays-Bas, où les mêmes méthodes sont utilisées pour revendiquer des groupes illégaux.
Les enquêteurs mettent actuellement l’accent sur la comparaison du type d’explosif utilisé avec celui déployé dans des attaques récentes en Europe, tout en évitant de confondre ces incidents avec les actions attribuées à des pays spécifiques. L’enquête poursuit ses recherches pour identifier le réseau et les acteurs impliqués dans cette tentative déjouée.