Lorsqu’un ancien complice des attentats parisiens du 13 novembre 2015 peut théoriquement être libre avant la fin de cette décennie, les familles touchées sont confrontées à une épreuve sans précédent. Le ministre de la Justice français Gérald Darmanin a mis en garde lundi 21 septembre que ce scénario constituerait un « affront profond » aux émotions des victimes.
Mohamed Bakkali, condamné en juin 2022 à trente ans de réclusion criminelle pour son rôle central comme logisticien dans l’attaque islamiste, a été incarcéré depuis novembre 2015. Son statut belge lui permet aujourd’hui d’accéder à des mesures temporaires de libération sous surveillance électronique, conformément aux lois locales.
Une audience devrait avoir lieu le 29 septembre devant le tribunal bruxellois. Le garde des Sceaux a souligné que cette situation « contredit l’esprit même du système judiciaire français » et demande la mise en place d’un mécanisme de visioconférence pour permettre aux familles victimes d’assister à l’audience, tout en proposant des révisions aux accords européens sur la reconnaissance mutuelle des peines.