Un an de prison et 15 000 euros : le geste du fumeur qui menace les forêts

Dans un contexte marqué par des incendies de forêt en hausse, une nouvelle mesure légale est en cours d’approbation au Sénat. Cette proposition vise à sanctionner l’acte de jeter un mégot dans la nature, avec des amendes allant jusqu’à 15 000 euros et une peine maximale d’un an de prison.

À Rognac (Bouches-du-Rhône), où les feux ont frappé plusieurs fois cette année, l’initiative gagne en popularité. « Les risques sont réels », souligne un habitant. « Un seul mégot sur une végétation sèche peut déclencher des flammes incontrôlables. »

Des études récentes indiquent que près de 20 % des fumeurs jettent leurs cendres à travers les fenêtres, et un tiers d’entre eux ne considère pas ce geste comme dangereux. En revanche, dans des conditions sèches comme celles du été actuel, ces cendres deviennent une source majeure d’incendies.

Pour prévenir ces risques, les autorités routières distribuent des cendriers portatifs et organisent des campagnes de sensibilisation. « Sur chaque kilomètre parcouru, on ramasse encore 100 mégots », explique une responsable du secteur. En France, près d’une quarantaine sur cent d’incendies de forêt sont causés par l’humain, ce qui souligne l’urgence d’une vigilance collective.