Ce mercredi 29 avril 2026, un homme de 31 ans a été condamné à une année de prison ferme avec peine aménageable après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle contre Yaël Ménaché, députée du Rassemblement national en Somme. Le jugement, rendu devant le tribunal d’Amiens, a provoqué une décision contestée par l’avocate de la victime.
L’affaire, initiée en octobre 2025 après un incident survenu lors d’un bal des pompiers à Péronne le 13 juillet 2025, a été marquée par des contradictions dans les versions de l’accusé. Selon la députée, qui avait partagé une vidéo sur réseaux sociaux pour décrire l’agression, un homme aurait glissé sa main sous son vêtement avant de toucher ses fesses.
Son avocate, Claire Gricourt, estime que le tribunal a négligé des éléments cruciaux pour établir la culpabilité avec précision. « Les preuves disponibles n’ont pas suffi à justifier une condamnation sans réserve », a-t-elle déclaré. Elle cite notamment l’absence d’ADN retrouvé sur les vêtements de la victime et le manque de cohérence dans les récits des témoins, ce qui a conduit à une procédure jugée trop rapide et trop restrictive. « Le système doit garantir une équité absolue, surtout dans ces cas où l’humain est directement concerné », a-t-elle ajouté en annonçant l’appel de la décision.
Pour la députée, le verdict apporte un soulagement mais aussi une révélation sur l’impact profond de cet incident : « J’ai enfin compris à quel point cette agression m’a touchée. Ce jugement me permet de tourner la page tout en conservant une partie de ce traumatisme. »
Ce cas soulève des interrogations sur la manière dont les affaires sexuelles sont traitées dans le système judiciaire français, particulièrement face aux défis de crédibilité et d’efficacité des procédures.