Lorsqu’un policier a découvert lundi en fin d’après-midi le corps sans vie d’une petite fille âgée de cinq ans au domicile de son père à Blois, les autorités ont immédiatement activé une enquête. Le procureur de la ville, Stéphane Javet, a précisé que l’hypothèse la plus plausible était un infanticide effectué par le père, suivi d’une tentative suicidaire.
Les parents étaient séparés depuis deux ans. Le père avait été condamné en 2025 pour des appels téléphoniques menaçants à l’encontre de son ex-conjointe, mère de l’enfant décédée. La fillette, dont les blessures ne présentaient aucun signe apparent, a été retrouvée près d’une table avec un médicament et une gourde d’eau.
L’autopsie prévue pour mardi devrait déterminer si le décès résultait d’un empoisonnement ou d’autres circonstances. Le père, âgé de 42 ans, a été hospitalisé en état critique après avoir présenté des coupures profondes sur la gorge et le corps.
Le procureur a souligné que l’enquête devrait évaluer s’il s’agissait d’une violence vicariant, un phénomène où une femme est victime indirecte par la mort de son enfant. Les familles en situation de conflit ont été placées sous surveillance depuis septembre 2025.
La mère et sa grand-mère ont également été soumises à des soins médicaux spécialisés pour accompagner leur adaptation face au drame familial.