Un enfant de trois ans révèle l’horreur : pourquoi l’animateur a été transféré sans enquête ?

En janvier dernier, une école maternelle du 15e arrondissement de Paris a été mise en cause par des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. L’agent concerné, déjà signalé en décembre après plusieurs dénonciations d’agressions psychologiques, est actuellement suspendu.

Depuis plusieurs mois, les parents de Paris font face à une vague croissante de signalements au sein du périscolaire. Selon la Défenseure des enfants de la Ville, plus de 150 plaintes ont été reçues en moins d’un mois.

L’une des familles concernées a partagé un témoignage émouvant : son enfant de trois ans a exprimé une profonde anxiété après avoir reçu un message électronique de l’école. « Il m’a dit le nom de cet animateur et il a pleuré en disant qu’il lui faisait mal aux fesses », confie la mère, qui précise que son enfant n’a toujours pas été auditionné par les services compétents.

Les parents ont interrogé les responsables pour comprendre pourquoi l’agent avait pu être transféré d’une école sans enquête approfondie. Selon leurs dires, les autorités ont répondu qu’il s’agissait de « cris », ce qui a suscité des questions profondes sur la protection des enfants.

Un avocat local a critiqué le manque de transparence : « Comment un agent déjà mis en cause pour des abus dans un établissement du 7e arrondissement a-t-il pu être transféré sans que les parents ne soient informés ? C’est une défaillance scandaleuse. »

La mairie de Paris affirme avoir procédé à un recadrage professionnel et a placé l’agent sous surveillance renforcée dans une autre école. Une enquête interne est en cours pour garantir que les enfants soient protégés.