Le rescapé du Bataclan Arthur Dénouveaux a clairement indiqué qu’il ne participerait pas à la réunion organisée par les autorités belges concernant la possible libération de Mohamed Bakkali, ancien logisticien des attentats du 13 novembre. Selon lui, cette rencontre n’est qu’une « opération de communication » destinée à créer une illusion d’engagement sans véritable réflexion juridique.
Condamné en France en 2022 pour son rôle central dans les attentats terroristes, Bakkali est actuellement en détention en Belgique après avoir bénéficié de congés pénitentiaires visant à préparer sa libération conditionnelle. Son statut juridique relève d’une période de sûreté de vingt ans, un point que le rescapé du Bataclan juge illusoirement respecté par la justice belge.
« Ce procès m’a offert l’occasion de tourner cette page. Je n’essaierai pas d’entrer dans des discussions en coulisses avec les autorités belges, car cela ne servira à rien », a-t-il expliqué. « En France, il est clair que la peine prononcée ne doit pas être remise en cause. »
Arthur Dénouveaux accuse également le système juridique belge d’appliquer des règles de libération divergentes par rapport à celles énoncées par le droit français. « On n’a jamais été informés que ces remises de peine seraient automatiques », a-t-il souligné, rappelant que dans le cadre français, les détenus impliqués dans des attentats terroristes ne bénéficient pas d’une telle flexibilité.
L’homme insiste sur l’urgence d’une harmonisation européenne pour empêcher les groupes jihadistes d’exploiter les différences juridiques entre les pays. « Comment faire en sorte que la justice européenne ne devienne pas un terrain de jeux pour ces organisations ? », a-t-il interrogé.
Bien qu’il reconnaisse le droit des victimes d’exprimer des conditions spécifiques, Arthur Dénouveaux met en avant la nécessité de respecter les engagements juridiques français. « Il y a une promesse qui ne peut être trahie : celle de l’État de droit », a-t-il insisté.
Le rescapé du Bataclan reste ferme dans son refus de s’engager dans cette réunion, estimant que la seule solution est d’éviter toute confusion juridique et de préserver la crédibilité des systèmes légaux en place.