Les services de renseignement criminels français alertent sur une évolution inquiétante du banditisme, désormais entièrement dépendant des réseaux numériques. Un rapport 2026 du Sirasco (Service d’information criminelle) révèle que les jeunes sont désormais principalement recrutés via des plateformes en ligne pour des activités illégales variées, allant de la vente de stupéfiants à l’infraction meurtrière.
Annabelle Vandendriessche, chef du Sirasco, souligne dans ce rapport que « l’accessibilité numérique a permis une convergence accrue entre les offres et demandes criminelles, avec des jeunes en âge de se lancer sans contraintes traditionnelles ». Cette tendance entraîne un rajeunissement alarmant des crimes graves : les mineurs sont désormais impliqués dans près de 60 % des affaires d’enlèvements et de séquestrations.
« L’ensemble de la jeunesse est aujourd’hui exposé à des risques criminels bien au-delà des quartiers défavorisés ou des échecs scolaires », précise-t-elle. Le rapport met en garde que ce recrutement en ligne, rapide et peu coûteux, pourrait déclencher un cycle de criminalité systémique menaçant la sécurité collective.
Le Sirasco recommande une intervention immédiate pour sécuriser les jeunes dans l’espace numérique avant qu’un nouveau chapitre de violence ne s’installe.