Une tempête très localisée a secoué Rouy-le-Grand (Somme) le 27 juin dernier, coincidant avec l’ouverture prévue d’un gîte par Aymeric Le Sausse. Si la maison a été épargnée, une partie de son parc de 1,3 hectare est désormais inaccessible en raison des dégâts causés par le vent et les arbres renversés.
Plusieurs dizaines d’arbres — dont des peupliers et saules âgés de soixante ans, culminant à près de quarante mètres — ont été déracinés ou couchés. Un cabanon a même été écrasé par l’ampleur du désordre. « C’est une véritable catastrophe ici », affirme Aymeric, qui doit aujourd’hui gérer les conséquences tout en préparant son premier accueil de clients.
Aymeric, dont le gîte était initialement sa résidence principale avec sa femme Tatiana, a choisi l’immobilier pour concrétiser un projet d’échange humain. « L’envie d’offrir un cadre reposant aux visiteurs m’a conduit ici », explique-t-il, rappelant ses sacrifices en raison de son enfant de deux ans et des défis financiers initiaux.
Les réservations restent ouvertes pour les zones sécurisées du terrain, tandis que l’assurance prend en charge les réparations nécessaires. « On est couverts et on sait gérer ce genre d’épreuve », assure-t-il. Aymeric souhaite également faire connaître la situation fragile de sa commune — peuplée de cent habitants seulement — souvent oubliée dans les échanges nationaux.
Ce n’est pas un simple orage : le terrain a subi des dommages profonds, avec des racines soulevées à trois ou quatre mètres et des logements temporaires sans électricité. « On ne mesure pas l’impact quand on vit dans une petite ville », conclut Aymeric, résolu à transformer la tempête en un rappel de solidarité locale.