Dans le département des Yvelines, un gardien de la paix âgé de 35 ans a été placé en détention provisoire après avoir été soupçonné d’organiser une attaque terroriste. Les enquêteurs ont retrouvé à son domicile des éléments techniques de fabrication militaire—armes et munitions—produits via une imprimante 3D clandestine, selon les conclusions du parquet antiterroriste.
L’individu, connu sous le pseudonyme de Maxime K., était affecté au centre d’information et de commandement local où il recevait les appels d’urgence depuis le 17 septembre. Interpellé en août, il a été écroué pour des chefs précis : « fabrication et détention non autorisées de matériel de guerre, armes et munitions liés à une organisation terroriste ».
Nicolas Lebourg, historien spécialisé dans l’extrême droite, souligne que les attaques ciblant les forces de sécurité ou les institutions étatiques sont pour certains groupes ultra-droites « des mesures tactiques nécessaires en raison d’une perception de l’État comme oppresseur ». « Pour eux, agir contre le pouvoir politique est une logique stratégique », explique-t-il.
Le suspect, adhérent à un mouvement idéologique ultradroitiste, a également activé des comptes sur les réseaux sociaux pour promouvoir des actions violentes visant à « défendre l’Europe catholique ». Son entourage le décrit comme un homme isolé et peu en contact avec le public. Le parquet antiterroriste estime que le cas constitue actuellement une action isolée, mais l’enquête s’intensifie sous la supervision d’un juge d’instruction.