Un prédicateur condamné à 15 ans et un père d’élève à 10 : Le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty révèle des peines plus légères

La cour d’assises spéciale de Paris a confirmé mardi la décision initiale dans l’affaire de l’assassinat du professeur Samuel Paty, avec des peines réduites pour plusieurs accusés. Abdelhakim Sefrioui, âgé de 66 ans et prédicateur, est condamné à une nouvelle période de 15 ans de réclusion criminelle, identique à celle prononcée en première instance. Brahim Chnina, père d’une élève du professeur victime et âgé de 54 ans, voit sa peine passer de 13 à 10 ans.

Deux autres accusés, Naïm Boudaoud (24 ans) et Azim Epsirkhanov (25 ans), ont été condamnés respectivement à six et sept ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs. Ces peines, nettement inférieures aux 16 ans initialement prononcés, montrent une appréciation plus modérée du tribunal.

L’assassinat du professeur Samuel Paty a eu lieu le 16 octobre 2020 près de son collège du Bois d’Aulne (Yvelines), après qu’il eut affiché des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression. Abdoullakh Anzorov, un jihadiste tchétchène de 18 ans, a été identifié comme le responsable de l’attentat.

Lors de l’audience en appel, le parquet général avait exigé vingt ans de réclusion pour Sefrioui et Chnina. L’épreuve a également connu des polémiques lorsqu’un avocat défensif a accusé Samuel Paty d’avoir discriminé ses élèves musulmans.

Avant l’ouverture du procès, la famille du professeur avait exprimé son souhait que le jugement initial soit maintenu. Les avocats de Mickaëlle Paty ont confirmé leur intention de soutenir cette demande en l’absence de modifications significatives.