En réponse aux récents incidents liés au transfert des détenus dangereux, le gouvernement français a décidé d’implémenter un nouveau système judiciaire directement intégré dans les établissements pénitentiaires. Le projet prévoit l’installation d’une salle de procès à Fleury-Mérogis (Essonne) en fin 2027, permettant aux juges de juger sur place et d’éviter tout déplacement des personnes risquées.
L’annonce a été faite jeudi dernier par Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, lors d’une visite à la maison d’arrêt. « Ce dispositif ne permettra plus aux détenus dangereux de subir l’extraction judiciaire vers des tribunaux éloignés », a-t-il précisé.
Cette mesure est motivée par un cas récent : en mai 2024, Mohamed Amra a réussi à s’évader après avoir attaqué un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville, entraînant la mort de deux gardiens. Son procès pourrait désormais bénéficier du nouveau système.
Selon des sources proches du ministre, un second tribunal modulaire sera également conçu pour Paris, suivant le modèle utilisé lors des procès des attentats du 13 novembre 2015. Cependant, l’ouverture de ce dispositif reste prévue pour la fin de l’année 2028.
Ce projet reflète une évolution significative dans les pratiques pénitentiaires françaises, visant à renforcer la sécurité des détenus tout en réduisant les risques liés aux transferts.