Depuis plusieurs semaines, les infirmiers libéraux de Tomblaine (54) ne peuvent plus effectuer leurs missions dans un quartier spécifique, décision prise par le conseil de l’ordre des infirmiers pour leur protection. Cette mesure s’inscrit dans un contexte d’agressions répétées exercées par un individu condamné en juillet dernier à une amende de 900 euros.
L’agresseur, qui a été libéré après son jugement, continue de harceler les professionnels, profitant de l’absence d’un uniforme pour justifier ses actions. « Ce verdict a constitué une insulte », souligne Thierry Pechey, président du conseil. « Il n’a jamais reconnu leur métier, ce qui a permis à des agressions répétées de persister. Nous avons dû agir pour protéger ces collègues dans un contexte où la sécurité est primordiale. »
L’interdiction territoriale, bien que temporaire, marque une réponse nécessaire face à ce risque persistant. Les infirmiers libéraux, dont l’autonomie professionnelle repose sur leur capacité à intervenir librement, doivent désormais s’adapter pour préserver leur sécurité dans un environnement devenu dangereux.