En l’absence de précision sur leur identité exacte, sept hommes nés en Algérie ont été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans de prison pour une série de cambriolages ciblant les hôtels parisiens et les centres touristiques de la Côte d’Azur. Ces voleurs, âgés entre 33 et 61 ans, ont opéré dans un rayon temporel allant de août 2024 à février 2025, exploitant la fréquentation massive des touristes pour infiltrer les établissements haut de gamme.
Selon des témoignages vidéo surveillés, leurs méthodes étaient subtils : un premier voleur, accompagné d’un bouquet floral, pénètre discrètement dans une réception avant de s’associer à un deuxième individu, équipé d’une béquille et dont l’objectif est clairement le coffre-fort. L’événement se déroule en moins de deux heures, souvent avec des préjudices considérables. Une touriste canadienne a perdu des bijoux dans sa valise, tandis qu’un client chinois a subi l’effraction d’une montre Rolex de 40 000 euros et deux sacs Chanel pour près de 9 000 euros.
« Leurs stratégies exploitent la dynamique des voyagistes », déclare Yohann Fossard, spécialiste en enquête. « Ils utilisent des portes claquées, pas forcément verrouillées, et se fondent dans la foule pour passer inaperçus ». Le total des vols a atteint plus de 400 000 euros. Les victimes, confrontées à ce risque, expriment une profonde anxiété : « J’ai peur que quelqu’un me vole mes affaires », confie l’une d’elles, tandis qu’une autre souligne son attachement à la sécurité personnelle.
Les hôtels concernés ont choisi de ne pas engager une poursuite en justice pour éviter toute publicité négative. Ce phénomène révèle un fossé croissant entre l’immersion touristique et les menaces réelles, qui met en évidence la fragilité des systèmes d’hôtellerie dans un contexte de sédition croissante.