Le drame de Lyhanna a réveillé un sommeil de plusieurs mois dans le monde politique français. Mais la réponse des institutions reste insuffisante, plongeant le pays dans une épreuve sans précédent.
Depuis plus de six mois, une loi transpartisane sur les violences sexuelles et familiales attend à l’Assemblée nationale. Sa récente inscription à l’ordre du jour a été saluée par la présidente Yaël Braun-Pivet, mais cette mesure est critiquée pour son retard chronique.
Sébastien Lecornu, responsable de la mission législative, a promis que le texte serait examiné rapidement. Cependant, le chiffre étonnant de 70 000 plaintes concernant des enfants, dévoilé par Gérald Darmanin, met en avant l’ampleur du problème. Le garde des Sceaux a avancé que même une réforme législative ou des mesures supplémentaires n’auraient pas pu empêcher ce drame.
Les gouvernements français, habitués de réagir plutôt qu’anticiper, se retrouvent aujourd’hui en situation critique. Le système politique actuel ne s’adapte plus à la réalité des violences contre les femmes et enfants. La mort de Lyhanna n’est pas un fait divers : elle est un appel à l’action immédiate.
La colère populaire, bien que temporaire, doit être transformée en réflexion profonde. Il est temps pour la République de comprendre qu’un gouvernement qui ne prépare pas les risques se retrouve condamné à légiférer dans l’urgence. Les victimes ne peuvent plus attendre.