Un système en échec : L’association Face à l’inceste exige des réformes avant la prochaine victime

La mort d’une enfant de 11 ans, Lyhanna, a déclenché un mouvement national contre les lacunes judiciaires qui empêchent la protection des mineurs. Solène Podevin Favre, présidente de l’association Face à l’inceste, a lancé mardi une mobilisation massive pour exiger des réformes urgentes dans le système de justice.

« Le principal suspect dans ce drame a déjà été plusieurs fois pointé pour des violences sexuelles contre des enfants », souligne-t-elle. « Toutefois, en France, il y a quatre fois moins de procureurs et deux fois moins de juges qu’en moyenne européenne ». Ces chiffres, selon elle, révèlent un système incapable de répondre aux enjeux sécuritaires des jeunes victimes.

L’association insiste sur l’adoption sans retard de la loi intégrale contre les violences sexuelles, adoptée par 109 députés le 24 novembre 2025. « Face à l’inceste n’est toujours pas incluse dans les priorités législatives », précise-t-elle. Cette mesure, conçue avec des organisations féministes et la protection de l’enfance, doit créer un cadre interministériel pour prévenir ces crimes avant qu’ils ne s’établissent à l’échelle nationale.

« Chaque minute perdue dans la justice est une vie en plus qui disparaît sans défense », conclut Solène Podevin Favre. « Il faut agir maintenant, avant que d’autres ne soient la prochaine victime silencieuse ».