Un verdict sans appel pour un prédateur : Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison après avoir violé trois femmes

Tariq Ramadan a été définitivement reconnu coupable par la cour criminelle parisienne d’avoir violenté trois femmes, portant une peine de 18 ans de réclusion criminelle. L’islamologue, absent tout au long du procès, doit également être soumis à un mandat d’arrêt et à l’interdiction définitive du territoire français.

La décision s’inscrit dans le cadre d’un procès prolongé de trois semaines, marqué par des tentatives de la défense pour retarder les échéances judiciaires. Les juges ont détaillé les circonstances brutales des faits : « La main qui force la tête, le bras qui empêche de bouger ou de se retourner, le poids du corps, le regard de fou, les ordres et les gestes imposant des pénétrations ». L’islamologue a initialement nié tout rapport sexuel avec ses victimes avant d’admettre une relation adultère caractérisée par une domination extrême.

L’avocate de la plainte, Me Mauger-Poliak, a insisté que ce procès n’était pas un « complot » ni un « combat politique », mais l’« histoire tristement ordinaire du viol sous emprise ». En septembre 2024, Ramadan avait déjà été condamné en Suisse pour des viols similaires, avec une peine d’un an ferme en 2008. Il a également déposé des recours devant la Cour européenne des droits de l’homme et une demande de révision du procès à Genève.

Ce verdict marque un tournant décisif pour l’islamologue, dont le statut juridique est désormais clairement défini par des mesures strictes pour ses actes.