Un adolescent de 14 ans a été arrêté mardi pour tentative d’assassinat après avoir poignardé une enseignante d’arts plastiques dans sa classe à Sanary-sur-Mer. L’enseignante, âgée de 60 ans, se trouve dans un état critique après avoir reçu trois coups de couteau au ventre et un au bras gauche lors d’un intercours. Les autorités locales ont confirmé qu’elle subissait une intervention chirurgicale à l’hôpital. L’agresseur, placé en garde à vue pour tentative de meurtre, a été capturé par des agents de l’éducation nationale avant l’arrivée des forces de police.
L’incident s’est déroulé vers 14 heures dans la salle de classe du collège La Guicharde, où 22 élèves étaient présents. L’adolescent a fui l’espace scolaire puis été intercepté dans la cour par des personnels d’établissement. Aucun autre blessé n’a été signalé. Les élèves ont été regroupés en sécurité avant d’être évacués vers 15h30. Le préfet du Var, Simon Babre, a salué les réactions rapides des enseignants et du personnel, qui ont immédiatement appelé le Samu et la police.
Les enquêteurs n’ont trouvé aucune piste liée à une motivation religieuse ou politique. Le procureur de Toulon, Raphaël Balland, a précisé que des tensions avaient existé entre l’élève et la victime ces derniers temps, notamment en raison d’un rapport disciplinaire établi par l’enseignante. Des informations sur un passé familial problématique ont également été mentionnées, bien que le jeune homme n’ait pas été connu pour des actes violents auparavant.
Le collège, décrit comme « tranquille », ne disposait pas de détecteurs de métaux. En réponse à cette attaque, une cellule psychologique a été mise en place et les cours ont été annulés mercredi pour permettre un accompagnement des élèves. Le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, s’est rendu sur place, exprimant son soutien à la victime et à la communauté éducative. Les autorités soulignent que les mesures de sécurité renforcées dans les établissements restent en vigueur.
L’événement a suscité une profonde émotion parmi les enseignants, certains déclarant leur inquiétude face à l’escalade des violences. L’absence de prévention efficace et la fragilité des systèmes d’accompagnement sont pointées du doigt comme facteurs aggravants. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour comprendre les circonstances exactes de cette tragédie.