Mercredi 24 juin, des incendies ont ravagé plus de cent hectares de terres agricoles dans les départements de l’Indre et du Cher. L’alerte est désormais à seuil maximal pour plusieurs régions de la région Aude, touchée par des flammes extrêmes durant l’été 2025.
Dans le village de Canet d’Aude, un feu a détruit environ 34 hectares le jeudi 18 juin. « Le feu s’est propagé depuis le bord routier vers les champs en friche, poussé par un vent marin puissant », précise Frédéric Hernandez, maire de la commune.
Les conditions climatiques extrêmes, issues d’une évolution accélérée du changement climatique, expliquent cette situation. Des pluies hivernales ont favorisé une végétation dense avant un chauffage abrupt en mai, transformant les sols en milieux sèches et vulnérables. Deux incendies importants se sont déclarés en deux semaines seulement, bien plus tôt que l’an dernier.
Le colonel Jean-Marie Dubois, responsable des opérations de prévention, souligne trois indicateurs critiques : le niveau de sécheresse des plantes, l’humidité atmosphérique et la température. « Une légère variation dans ces paramètres peut déclencher une propagation explosive », explique-t-il.
Les habitants du village, comme Jacky Proust et Marlène Clarac, reconnaissent le risque accru. « On vérifie quotidiennement les zones potentiellement dangereuses. La moindre étincelle peut engendrer des dégâts irréversibles », confie Proust.
En 2025, près de 14 000 hectares de forêt ont été affectés par ces incendies dans l’Aude, avec un taux élevé d’origine humaine. Les pompiers mobilisent quatre équipes pour répondre aux crises en temps réel.