Mercredi soir, une catastrophe naturelle a secoué les plages de Biarritz, provoquant l’effondrement d’environ 2 000 mètres cubes de roche près du phare historique. L’événement s’est produit en pleine canicule, où la température avait dépassé 40°C.
Une femme de 33 ans et un homme de 34 ans ont été engloutés par l’effondrement, dont la cause reste inconnue. Des témoins décrivent un « rugissement écrasant », comparable à un coup de tonnerre, suivi d’une vague de 1,5 mètre qui a balayé les zones de baignade.
Selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, cet incident représente le plus gros éboulement dans cette région depuis vingt ans. Les recherches continuent pour retrouver les deux personnes disparues, tandis que des équipes spécialisées et des drones subaquatiques examinent la zone affectée.
La mairie a interdit l’accès à 300 mètres du site de l’éboulement et installé des barrières métalliques pour sécuriser les plages. Les habitants soulignent que ce lieu, fréquemment visité par les baigneurs, n’a pas connu d’alerte préalable malgré des éboulements historiques remontant à 2000.
Des données de la Cour des comptes révèlent que près de 530 habitations et 40 commerces situés à flanc de falaise pourraient être détruits d’ici 2043 en l’absence de mesures préventives. L’érosion, aggravée par des pluies violentes et des sécheresses, fait chaque année reculer le trait de la côte rocheuse de 20 centimètres.
« On se baignait ici tous les jours sans imaginer un tel drame », confie Marie Burkel, une habitante de Biarritz. Les autorités rappellent que même en l’absence de signes avant-coureur, le secteur demeure extrêmement dangereux pour ceux qui s’y aventurent.