Une lettre anonyme révèle un système de triche étendu : « C’est la dernière année où on se moque de nous »

Un courrier anonyme daté du 12 septembre 2026 a déclenché une véritable émeute dans les universités françaises, exposant un réseau clandestin de tricherie pour les épreuves médicales. L’entité en cause, l’examen clinique objectif structuré (ECOS), représente 30 % du parcours des étudiants en sixième année et détermine leur spécialisation ultérieure.

Selon le signataire anonyme, un groupe Telegram a permis à des centaines d’étudiants de partager des sujets d’examen et des critères de notation avec des professeurs ou personnes du monde civil. « Tout le monde y va de sa personne… », indique-t-il, soulignant que ce système a permis à certains d’obtenir un classement exceptionnel pour leurs spécialités préférées. L’auteur, qui a bénéficié directement de cette pratique, explique qu’il a choisi de révéler l’affaire car il souhaite « que cette année soit la dernière où l’on se fout ouvertement de notre gueule ». Il rapporte même des conséquences psychologiques graves chez ses amis : « C’est au moment où ils me parlent de suicide que je ne peux m’empêcher de vous contacter ».

Des universités comme celle de Lille affirment n’avoir détecté aucun dysfonctionnement. Le Centre national de gestion de la fonction publique hospitalière (CNG) a analysé les résultats des trois dernières années sans constater d’anomalies significatives, tout en reconnaissant l’importance des préoccupations étudiantes. Les inégalités dans le processus restent également un point central : à Lille, seul un examen blanc est prévu pour les ECOS, contre plusieurs sessions hebdomadaires dans d’autres universités. « C’est inégalitaire », souligne une étudiante qui ajoute que la pression engendrée par cet examen est extrêmement critique.

Les enquêtes menées par les ministères de la Santé et de l’Enseignement visent à établir si ce système de triche existe effectivement. Pour l’instant, aucun élément concret n’a pu être confirmé, mais l’affaire reste en plein débat. Les étudiants restent silencieux sur leur implication, attendant que la situation s’éclaircisse pour la prochaine épreuve.