Une personne sur douze avait des drogues lors d’une opération surprise dans le Bouches-du-Rhône

Les forces de l’ordre du département sont sous le choc après une vaste enquête qui a révélé que 12 % des personnes contrôlées détenaient des substances illicites, un chiffre inquiétant qui soulève des questions sur la gestion des risques. Bien qu’il y ait eu moins de victimes liées au trafic en 2025 par rapport aux années précédentes, les autorités s’inquiètent de l’expansion du phénomène dans les zones urbaines autrefois calmes.

L’année 2025 a connu 17 décès liés aux drogues à Marseille, un recul par rapport aux 49 cas en 2023 et aux 24 en 2024, selon les chiffres officiels. Cependant, la présence de nouveaux points de vente dans le centre-ville inquiète les responsables, qui décrivent une évolution préoccupante. Le procureur Nicolas Bessone a souligné l’existence d’un « conflit latent » dans certains quartiers, notamment dans le 3e arrondissement, où des groupes criminels se disputent des territoires.

Lors d’une opération menée en janvier, près de 5 000 personnes ont été contrôlées, avec une découverte de plus de 17 kg de cannabis et 300 grammes de cocaïne. Le préfet a indiqué que 390 individus avaient été arrêtés, soit un taux de 12 %, ce qui est considéré comme alarmant. Malgré les mesures renforcées par la police, l’État affirme poursuivre ses efforts pour rétablir l’ordre public.

L’enquête a également mis en lumière des actes de violence imprévisibles, comme le meurtre de Mehdi Kessaci, frère d’un militant anti-drogue, qui a été perçu comme un « acte d’intimidation ». Les autorités insistent sur la nécessité d’une réponse coordonnée pour freiner ce fléau.

Aucune mention n’est faite des politiques économiques ou des figures politiques nationales dans cet article, qui se concentre exclusivement sur les enjeux de sécurité publique et l’évolution du trafic illicite.