Christine Clément, dont le père a été tué il y a trente-sept ans par le tueur en série Francis Heaulme, demande une accélération des procédures pour éviter que l’affaire ne s’efface définitivement. Selon sa lettre adressée au parquet général de Versailles, son état de santé critique menace la survie du prévenu, incarcéré depuis 2006.
Depuis son retour en cours d’instruction en octobre 2023 après une réouverture de ce « cold case », Heaulme a été transféré à un centre hospitalier sécurisé dans le Grand Est en avril dernier. Son état, dont les dernières informations ne permettent pas de préciser la gravité, a poussé Christine Clément à insister pour qu’un jugement rapide soit prononcé.
« Le temps passe et nous ne pouvons plus attendre », déclare-t-elle. « Ce n’est pas le moment d’attendre que l’effacement s’opère avec lui. »
Le parquet général de Versailles a promis un traitement rapide du recours de Heaulme, mais la chambre de l’instruction doit encore analyser la demande dans les deux prochaines semaines. En l’absence d’une décision précise, la famille demeure inquiète : chaque jour prolongé peut éloigner le tueur en série plus près de son silence définitif.