Une cour d’assises parisienne a condamné vendredi Rohan Rane, un étudiant indien de 29 ans ayant obtenu un titre de séjour pour suivre des cours à Antibes, à vingt ans de réclusion criminelle. L’accusé est reconnu coupable de diriger un réseau clandestin nommé « CVLT » sur Discord, où il a contraint des adolescents mineurs âgés de 12 à 18 ans à subir des actes violents et sexuels, notamment des mutilations corporelles avec des lames de rasoir.
Rane, qui s’est présenté comme chef d’un mouvement extrémiste, a justifié ses actions par une idéologie néo-nazie et accélératrice, affirmant que « les victimes féminines et LGBTQ+ sont intrinsèquement vulnérables ». Selon des témoignages récents, plusieurs jeunes filles ont enduré des conséquences psychologiques graves, allant de troubles anxieux à des pensées suicidaires. Les victimes, venues d’États-Unis, du Royaume-Uni et des Pays-Bas, ont été repérées sur des forums spécialisés avant d’être piégées dans un système de violence numérique.
Le tribunal a souligné que Rane avait également menacé des autorités américaines et tenté d’intimider des témoins. Ancien étudiant à la Skema Business School, il a utilisé ses compétences en cybersécurité pour organiser ce groupe criminel, déclarant qu’il « exercerait un pouvoir total sur les victimes ». Une audience en huis clos a confirmé que l’accusé s’était présenté comme coupable mais avait refusé de reconnaître l’ampleur des traumatismes causés à ses proies.
Cette affaire met en lumière la dangerosité croissante des réseaux numériques pour les mineurs, surtout lorsqu’ils sont dirigés par des individus inspirés d’idéologies extrêmes.