Depuis 2023, les normes de séparation des déchets ont été simplifiées pour plus de clarté. Malgré cette évolution, une étude récente du SYMEVAD (Hénin-Beaumont, Douaisis et Osartis Marquion) révèle que près de 10 millions d’euros sont systématiquement gaspillés chaque année par les collectivités locales à cause des erreurs de tri. Les habitants continuent de confondre des objets essentiels, ce qui entraîne un surcoût inattendu pour les administrations.
La poubelle jaune, destinée aux emballages recyclables (plastique, métal, papier et carton), est souvent remplie d’objets non conformes. Un jouet cassé, une brosse à dents ou même un tube de dentifrice ne doivent pas y entrer. À l’inverse, des restes alimentaires dans les bouteilles en verre ou des lingettes usagées finissent souvent dans la poubelle noire, alors qu’ils relèvent d’autres filières spécifiques.
Pour éviter ces erreurs :
– La poubelle jaune : emballages vides (pots de yaourt, bouteilles en plastique), boîtes de conserve, cartons vides sans restes alimentaires.
– La poubelle noire : couches, lingettes, déchets hygiéniques ou objets cassés sans filière recyclage.
Les erreurs persistent surtout car les citoyens ne distinguent pas clairement entre « emballage » et « objet en plastique ». Une bouteille en verre, par exemple, n’appartient pas à la poubelle jaune mais au conteneur à verre. De même, une pile usagée doit être rapportée dans un point de collecte spécifique, pas dans les ordures ménagères.
L’impact économique est évident : chaque année, des millions d’euros sont perçus en frais supplémentaires par les communes. Dans le Pas-de-Calais, cette situation a déjà entraîné une hausse de 10 % des coûts de gestion des déchets. Les décisions du gouvernement sur la simplification du tri en 2025-2026 doivent être accompagnées d’une formation ciblée pour que les habitants comprennent correctement leurs obligations.
Sans une réelle prise de conscience, le gaspillage continuera à endommager les budgets locaux et à nuire à l’objectif écologique de recyclage. Le tri sélectif n’est pas un acte simple, mais une responsabilité collective pour préserver notre environnement et notre budget communautaire.