13 décès en eau : les sauveteurs alertent sur l’urgence des zones non sécurisées en canicule

Depuis samedi soir, 13 personnes ont perdu la vie en France par noyade, selon les chiffres officiels de la Sécurité civile. Une analyse récente de la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS) met en avant que la plupart des accidents surviennent dans des zones non conformes aux normes de sécurité pour la baignade.

Christian Poutriquet, président de l’organisation, insiste avec détermination : « L’eau glacée en plein canicule constitue un risque caché. Ne vous exposez jamais à des zones où le courant pourrait vous emporter. » Son message s’inscrit dans une prise de conscience croissante face à l’hydrocution, phénomène lié à un choc thermique lorsque le corps entre en contact avec de l’eau nettement plus fraîche que la température ambiante.

La FFSS demande également un accroissement des infrastructures sécurisées pour les baignades, tout en soulignant les contraintes financières et humaines. « Les collectivités doivent prioriser ces investissements », explique-t-il, citant l’autorisation récente de baignade dans le canal Saint-Martin à Paris comme exemple concret.

Pour prévenir ces drames, des programmes de formation aquatique spécifiques sont recommandés. Cependant, Christian Poutriquet reconnaît que les piscines publiques restent souvent saturées, ce qui complique l’accès aux cours pour les bénéficiaires et les équipes de sauveteurs. « Le véritable défi réside dans la gestion des ressources humaines et matérielles », conclut-il en appelant à une vigilance accrue face à cette menace saisonnière.