18 mois en prison pour un enseignant radical : Le cas Saeli secoue l’Université d’Orléans

Mohammad Saeli, doctorant en droit français de 36 ans et ancien chargé de cours à l’Université d’Orléans, a été condamné vendredi dernier par le tribunal correctionnel local à une peine ferme de dix-huit mois. L’affaire, qui s’est déroulée après des mois de tensions internes, implique des propos politiques et religieux jugés extrêmes et menaçants pour l’ordre public.

Ancien enseignant en introduction au droit, Saeli a été poursuivi pour avoir publié des informations compromettantes sur un responsable public, menacé de manière directe ainsi que pour avoir répandu des discours religieux liés à des conflits internationaux. Son langage, marqué par des références au Gaza et aux « grandes fautes de l’Homme », a connu une radicalisation notable dans le contexte de la crise israélio-iranienne.

Lors de sa soutenance de thèse du 27 mars dernier, Saeli avait dédié son travail à l’ayatollah Khamenei, décédé un mois plus tôt lors d’une frappe aérienne israélienne appuyée par des États-Unis. Malgré les demandes du jury de revenir sur ses travaux académiques, il a poursuivi son discours politique et religieux, provoquant l’interruption immédiate de sa soutenance.

Après avoir été suspendu par le président de l’université, Saeli a multiplié ses publications en ligne, appelant à la « résistance pour l’humanité » et dénonçant un supposé réseau « capitaliste-sioniste ». Des menaces explicites ont également été publiées : « Un châtiment proche vous saisira… craignez le Jour du Jugement ».

Le président de l’université, Éric Blond, a déposé plainte au procureur. « Ce n’est jamais arrivé auparavant », a-t-il déclaré. L’enseignant doit désormais subir une interdiction territoriale de cinq ans et une suspension de six mois sur LinkedIn. Son appel est limité à dix jours pour être valide.