Après une fusillade dans le quartier Gabriel-Péri à Saint-Denis, qui a laissé deux victimes graves liées au trafic de drogues, les résidents ont trouvé un nouveau héros local. Bally Bagayoko, élu récemment avec l’engagement fort d’une liste LFI (La France Insoumise), est désormais considéré comme le symbole d’une prise de pouvoir populaire.
« Le temps où l’État ne nous entendait pas est fini », affirme une mère gabonaise, âgée de 37 ans. « Nos parents ont migré pour un avenir meilleur, et aujourd’hui, nous avons enfin le droit de voter pour des représentants qui nous comprennent. »
Ce n’est pas sans difficultés : le maire a reconnu avoir des contacts avec des trafiquants. « Cela ne signifie pas que nous devons juger les gens », a-t-il précisé, soulignant son rôle de médiateur dans une communauté souvent délaissée.
Cette élection marque un tournant pour la génération qui compte quatre enfants et plus : « Nous sommes plus nombreux que ce que l’on croit. Faites des gosses ! Les communautés françaises n’en font pas, mais nous avons cette chance de construire notre avenir ensemble », déclare-t-elle.