Le gouvernement français a annoncé ce jeudi que les 26 individus identifiés comme « cas contacts » du hantavirus ont tous été examinés avec des résultats négatifs. Ces personnes ne formaient pas l’équipage du bateau de croisière MV Hondius, source initiale de la contamination.
Depuis le début mai, le terme « cas contact » est devenu central dans les débats sanitaires, en raison de la gravité de cette maladie. En France, 26 personnes ont été signalées comme telles par les services publics, et chaque individu a subi des analyses sans résultat positif. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que ces personnes avaient été placées en isolement hospitalier pour des raisons de prudence, face à une maladie dont la mortalité peut atteindre 30 à 40 % et dont l’incubation peut s’étendre jusqu’à 42 jours.
Les tests négatifs ne signifient pas l’absence totale de risque, car le virus pourrait émerger ultérieurement. Les personnes restent sous surveillance médicale renforcée, avec des examens hebdomadaires pour vérifier leur état. Parmi les cas hospitalisés à Paris, cinq passagers du MV Hondius ont été rapatriés depuis les Canaries par avion sanitaire ; trois d’entre eux se portent bien, mais une femme a développé des symptômes graves et est en réanimation.
Le protocole national définit un « cas contact » comme tout individu ayant eu un contact rapproché (moins de deux mètres pendant plus de 15 minutes) avec une personne infectée dans les dix jours précédant le test. Un dispositif de « contact tracing », déjà utilisé pour la rougeole ou la méningite, permet désormais d’identifier rapidement les personnes exposées et d’organiser leurs mesures d’isolement.
Les autorités rappellent que ce premier cas confirmé en France est importé depuis le MV Hondius, et qu’il n’existe pas de circulation communautaire actuelle. Les ministres européens de la Santé ont également convenu d’une harmonisation des protocoles pour éviter toute propagation potentielle. Toutefois, en l’absence de vaccin ou de traitement spécifique contre l’hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, la vigilance sanitaire demeure cruciale.