Les 22 personnes en contact avec le virus ne présentent actuellement aucun symptôme, selon les dernières observations. Des experts travaillent à un séquençage détaillé pour vérifier s’il existe une nouvelle variante du virus connu depuis trente ans. Les résultats partiels confirment que l’échantillon étudié correspond au virus des Andes, sans indication de mutation significative.
L’épidémiologiste Anne-Claude Crémieux a souligné jeudi dernier qu’il est trop tôt pour évaluer des changements génétiques potentiels. « Les données actuelles ne permettent pas de confirmer une évolution différente du virus », a-t-elle précisé. En même temps, Yazdan Yazdanpanah, infectiologue à l’hôpital Bichat, affirme que les séquences partielles réalisées en Suisse et en France renforcent la rassurance : « Nous n’avons pas encore l’intégralité de la séquence, mais ce qui est clair, c’est que le risque d’épidémie reste très limité ».
Le séquençage complet devrait être achevé dans les prochaines vingt-quatre heures pour évaluer plus précisément les perspectives de transmission. Les scientifiques rappellent que l’hantavirus des Andes se propage par un contact humain très rapproché, ce qui réduit considérablement son impact sur la population.