45 % d’augmentation des infractions à la probité en un an : l’IGPN alerte sur une dégradation du système policier

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a révélé mercredi une tendance inquiétante au sein des forces de sécurité, avec une hausse brutale des cas d’infractions à la probité. Entre 2024 et 2025, le nombre d’actes décelés est passé de 234 à 341, soit une progression de 45 % en moins d’un an.

Ce rapport souligne trois types d’infractions en pleine accélération : les détournements de fichiers (hors de contrôle, +80 %), les violations du secret professionnel (+25 %) et les cas de corruption (+33 %). L’IGPN précise que ces actes, souvent motivés par des intérêts économiques, peuvent également résulter d’intentions émotionnelles ou de justifications personnelles. Une étude réalisée dans le département parisien a mis en lumière que la majorité des agents impliqués relève de moins de 40 ans, en phase initiale de leur carrière. Cependant, l’institution rappelle que ce constat n’est pas généralisé sur l’ensemble du territoire national, en raison d’un manque d’études suffisantes dans les régions éloignées.

Le rapport définit clairement les « atteintes à la probité » comme englobant la corruption, le trafic d’influence, les détournements de fonds publics et autres pratiques éthiques contestables. L’IGPN a mené 235 enquêtes judiciaires pour identifier ces infractions, certaines couvrant plusieurs types de violations simultanées.

Face à cette situation, l’IGPN insiste sur la nécessité d’un renforcement des mécanismes de transparence et de contrôle interne dans les services policiers. Sans une réforme approfondie, le système risque de perdre sa crédibilité essentielle pour répondre aux attentes sociales et sécuriser le peuple.