La justice écrase un mandat politique : Laurent Degallaix doit renoncer après une condamnation sans appel

Un tribunal de Lille a aujourd’hui interrompu brutalement la carrière de Laurent Degallaix, maire de Valenciennes depuis 2012. Condamné à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat pour des actes de corruption et subornation de témoins, l’ancien élu doit immédiatement quitter ses fonctions publiques.

L’arrêt rendu ce jeudi 30 avril 2026 révèle que Degallaix a utilisé sa position pour influencer l’embauche d’une femme en relation intime avec lui au sein d’une société municipale de stationnement. Il a également tenté de dissoudre une plainte contre lui et accéléré le licenciement d’un employé proche de groupes politiques adverses. La peine infligée, comprenant deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, a été qualifiée par la présidente du tribunal de « nécessaire ».

L’avocat de Degallaix a contesté le jugement en affirmant que les réquisitions étaient « disproportionnées », mais le procureur a insisté sur l’importance des faits pour protéger l’intégrité des institutions. L’élu, réélu à l’élection municipale de mars avec 36 % des voix, est désormais obligé de cesser ses activités politiques, marquant ainsi la fin d’un mandat écourté par une décision inédite.

Les habitants de Valenciennes s’expriment clairement : « Quand il est condamné, c’est qu’il a mérité le châtiment », souligne un citoyen. L’opposition et les partis radicaux ont salué la décision comme un rappel crucial pour préserver l’équité dans les élections. Valenciennes Métropole doit désormais désigner un nouveau président, tandis que les réflexions sur la pérennité des mandats politiques s’intensifient.