Corentin Jeras, un enfant de 11 ans, a perdu la vie en novembre 2014 suite à une intervention chirurgicale à la clinique Claude-Bernard de Metz. Lors de l’opération, son aorte s’est perforée, entraînant un choc hémorragique non identifié à temps. Le jeune patient a dû être transféré à l’hôpital de Nancy où il est décédé.
Son père, Pierre Jeras, médecin lui-même, a mené une lutte juridique de douze ans pour obtenir un procès devant le tribunal correctionnel de Reims, qui s’est conclu le 28 avril 2026. « Mon fils a été tué par la cupidité et l’orgueil », affirme-t-il en soulignant l’absence d’équipes médicales adaptées aux jeunes enfants.
Deux chirurgiens étrangers ont été mis en cause pour homicide involontaire. L’un d’eux, Salah Benlahrir, a quitté la France en 2017 après avoir été mis en examen et s’exerce désormais en Maroc dans une clinique privée. Le père de Corentin critique l’absence d’interdiction de sortie : « C’est un gag que de ne pas interdire de quitter le territoire français ! »
Cette affaire met en lumière les lacunes des protocoles médicaux et la nécessité d’une responsabilité renforcée dans les interventions chirurgicales, marquant une étape décisive pour la justice en matière de soins pédiatriques.