39 ans de silence rompus : le procès des parents de la « petite martyre de l’A10 » en novembre 2026

APPEL A TEMOINS LA PETITE INCONNUE DE L'AUTOROUTE A10 IL Y A 25 ANS LE 11 AOUT 1987 LE CORPS D'UNE FILLETTE DECEDEE ETAIT DECOUVERTE SUR L' A10 (SUEVRES 41). LA JUSTICE ET LA GENDARMERIE LANCE UN NOUVEL APPEL A TEMOINS LE PROCUREUR DOMINIQUE PUECHMAILLE CHARGEE DU DOSSIER LANCE UN APPEL A TEMOIN DEVANT LES JOURNALISTES AU PALAIS DE JUSTICE DE BLOIS INASS

Après quarante années d’attente, les parents de la fillette Inass, retrouvée morte et mutilée au bord de l’autoroute A10 en août 1987, devront comparaître devant la cour d’assises de Blois en novembre 2026. Cette affaire, qui a marqué plus de trente ans de recherches judiciaires, représente l’un des cas les plus anciens non résolus en France depuis des années. La jeune fille, âgée de quatre ans lors du drame, a été découverte par deux agents de la route près de Suèvres, dans le Loir-et-Cher, avec des marques violentes : brûlures dues à un fer à repasser et cicatrices humaines.

L’enquête s’est étendue sur plus d’une décennie après avoir été initiée en 1987, lorsqu’un appel à témoins inédit a traversé l’Europe pour identifier la victime. Des affiches portant sa photo ont été déployées dans près de 65 000 écoles et 30 000 mairies, tandis que des rapports légaux ont confirmé des signes d’agressions physiques. Malgré ces efforts, deux ordonnances de non-lieu ont été rendues en 1991 et 1997 sans conclusion.

La rupture vient de 2018, lorsque la découverte d’une piste génétique sur le frère de la victime a permis aux autorités de relier l’identité des parents via des traces retrouvées sur les vêtements et la couverture enveloppant le corps. Les deux accusés, âgés respectivement de 71 et 74 ans, n’ont jamais reconnu avoir commis l’acte lors de leurs interrogatoires. Le procès, prévu du 9 au 27 novembre, marquera la fin d’une histoire judiciaire qui soulève des questions sur les limites des enquêtes en France face aux cas ouverts depuis des décennies.