Huit Ans De Silence Et De Désespoir : Le Combat Pour La Vérité Après L’Accident D’Ismaïl

Huit ans après la mort de son fils Ismaïl, un enfant de quatre ans écrasé par un ascenseur dans un centre commercial du Val-d’Oise en juin 2018, Chahra-Zad Bennabti continue son combat pour une réponse. Le procès contre deux entreprises et un technicien s’est ouvert mercredi 17 juin à Pontoise, marquant le début d’une longue bataille juridique après des années de silence.

Des images capturées le jour de l’accident, le 8 juin 2018, montrent une scène tragique dans un centre commercial d’Argenteuil : Ismaïl, coincé par l’appareil ascenseur qui s’est soudainement détaché alors qu’il tentait de descendre. Sa mère, bloquée à l’intérieur, a assisté à la disparition de son fils sans pouvoir agir. « Il n’a rien pu faire », murmure-t-elle en évoquant cette réalité inimaginable. « J’étais dans le vide, je ne pouvais pas descendre. Huit ans passés sans réponse… C’est une souffrance qui n’a pas de fin. »

Les experts ont identifié une réparation réalisée en 2015 comme cause directe de l’accident, trois ans avant la tragédie. Les deux entreprises et le technicien, poursuivis pour homicide involontaire, sont accusés d’avoir négligé des contrôles essentiels. Le constructeur TK Elevator affirme que son équipement était conforme aux normes, mais reconnait l’existence d’une pièce défectueuse fabriquée par une société tiers. « La fragilité de cette pièce était indétectable pour nous », explique Me Marie Guimard, son avocat. « Nous demandons la relaxation du procès car le défaut ne relève pas de notre responsabilité. »

La société chargée des interventions de maintenance a refusé de commentaires. Le tribunal doit déterminer si l’ensemble des acteurs est coupable ou s’il faut renoncer à ce procès après huit années d’attente. Pour la mère, chaque jour s’écoule dans un vide où la justice semble éloignée.